Ce qu’il faut retenir sur les fientes
- Le danger des fientes de pigeons vient surtout des poussières sèches qu’on respire.
- Deux maladies sont documentées en France : l’ornithose et la cryptococcose.
- Pour nettoyer, humidifiez plutôt que balayer à sec et protégez vos voies respiratoires.
Les fientes de pigeons ont mauvaise réputation, et pas toujours pour les bonnes raisons. Quelques fientes sur un rebord de fenêtre ne présentent pas le même risque qu’un grenier ou une toiture recouverts de fientes sèches accumulées depuis des années. Ce qui compte, c’est la poussière qu’on soulève et qu’on respire.
Voici ce que disent les sources officielles sur les maladies liées aux fientes, ce qui relève de l’idée reçue, qui doit être le plus prudent, et comment nettoyer sans se mettre en danger.
D’où vient le risque : les poussières
L’INRS, l’organisme de référence pour la prévention des risques professionnels, l’explique à propos de l’ornithose : certaines activités génèrent des poussières de fientes, qui peuvent contaminer la personne qui les inhale. Le risque tient donc moins au contact qu’à la respiration : gratter, balayer ou souffler des fientes sèches met des particules en suspension dans l’air.
C’est pourquoi les situations les plus exposées sont le nettoyage d’un grenier, d’une toiture, d’une gouttière ou d’un balcon où les fientes se sont accumulées, surtout dans un espace confiné.
Les maladies documentées en France
L’ornithose, ou psittacose
C’est une infection pulmonaire transmise à l’homme par des oiseaux infectés, domestiques ou sauvages, dont les pigeons. La fiche de l’INRS consacrée à l’ornithose cite les personnes les plus exposées à une forme grave : âge élevé, alcoolisme, diabète, insuffisance respiratoire, déficit immunitaire. Elle donne aussi une idée du nombre de cas : 135 cas de psittacose identifiés en France entre 2005 et 2010 par le Centre national de référence. C’est une maladie réelle, mais rare.
La cryptococcose
Elle est due à une levure dont l’INRS donne pour réservoir les oiseaux sauvages, les pigeons et le sol, avec une contamination par les poussières et une transmission par voie respiratoire. Elle est présente en France métropolitaine. La fiche de l’INRS qui lui est consacrée compte une centaine de cas par an dans le pays, presque toujours chez des personnes immunodéprimées.
Ce qu’on lit souvent, et qui ne s’applique pas ici
Beaucoup d’articles citent aussi l’histoplasmose et la salmonellose. La fiche de l’INRS sur le champignon responsable de l’histoplasmose mentionne bien les déjections de pigeons, et surtout le guano de chauve-souris, parmi les sols où il se développe. Mais elle situe sa répartition en Amérique du Nord et du Sud, en zone tropicale, en Asie et en Océanie : ce n’est pas un risque présent en France. Quant à la salmonellose, l’Anses la traite comme un danger transmissible par les aliments. Les oiseaux figurent parmi les réservoirs de la bactérie, mais la contamination humaine documentée passe par ce que l’on mange, pas par des fientes que l’on nettoie sur un toit. Nous préférons vous donner les risques documentés plutôt qu’une liste qui fait peur.
Nettoyer des fientes : les précautions
Pour le nettoyage de combles souillés par de grandes quantités de fientes, l’INRS recommande de :
- humidifier les surfaces avant d’intervenir, quand c’est possible, pour limiter la poussière ;
- porter un appareil de protection respiratoire ;
- empêcher l’accès des oiseaux, par exemple avec un grillage.
La fiche sur la cryptococcose ajoute d’éviter les jets d’eau à très haute pression, qui projettent les particules, et de porter des gants et des bottes. En pratique, ne balayez jamais des fientes sèches, et ne vous lancez pas seul dans le nettoyage d’un grenier ou d’une toiture très encrassés, surtout si vous faites partie des personnes fragiles citées plus haut.
Ne pas nourrir les pigeons : ce que dit la règle
Nourrir les pigeons entretient leur présence, et c’est encadré. Selon service-public.fr, il est interdit d’attirer ou de nourrir de façon habituelle des animaux, notamment les pigeons, quand cette pratique cause une insalubrité. Dans l’Hérault, le règlement sanitaire départemental interdit aussi de jeter ou de déposer des graines ou de la nourriture dans les lieux publics pour attirer les pigeons ; celui de l’Aude contient la même règle.
Comment nous intervenons
Avant de poser le moindre dispositif, nous assainissons la zone. Nos techniciens interviennent en combinaison intégrale, avec un masque FFP3 et des gants :
- le défientage : grattage et ramassage des fientes avec des outils professionnels, grattoirs et aspirateurs industriels ;
- l’évacuation des fientes vers un centre de traitement agréé, où elles sont incinérées ;
- la désinfection des surfaces souillées par aérosol biocide ;
- la pose de dispositifs adaptés au bâtiment, qui empêchent les pigeons de se poser et de nicher.

Selon la configuration, nous posons des pics anti-pigeons en inox ou en polycarbonate, non blessants pour les oiseaux, des obturateurs de tuiles de rive ou des filets pour les grandes surfaces comme les cours intérieures, les terrasses ou les hangars. Nous intervenons chez les particuliers, en copropriété et pour les professionnels.
Quand appeler un professionnel
- des fientes se sont accumulées dans un grenier, des combles, une gouttière ou sur une toiture ;
- des pigeons nichent sous vos tuiles ou sur votre balcon ;
- une personne âgée, malade ou immunodéprimée vit sur place ;
- la zone à nettoyer est en hauteur ou difficile d’accès.
Découvrez notre service de dépigeonnage et défientage, ou appelez-nous au 07 66 69 21 29, 7 jours sur 7, de 8 h à 23 h. Nous intervenons dans l’Hérault, l’Aude, le Gard et les Pyrénées-Orientales. Le devis est gratuit, établi sur place : chaque bâtiment est différent.
